Six axes d'action prioritaires pour améliorer durablement les conditions de vie des populations et construire des communautés plus résilientes.
Aux côtés des producteurs ruraux, nous bâtissons une souveraineté alimentaire durable et résiliente face aux crises.
Nous défendons la dignité de chaque individu et bâtissons des communautés unies, sûres et résilientes face aux violences.
Nous offrons aux jeunes les compétences et le savoir nécessaires pour devenir acteurs autonomes de leur avenir.
Nous garantissons un accès digne aux soins essentiels, pour la survie et le bien-être des plus vulnérables.
Nous garantissons l'accès à une eau salubre et à un environnement sain, pilier essentiel de la santé communautaire.
Nous transformons les bénéficiaires en acteurs économiques autonomes, capables de bâtir durablement leur avenir.
L'Est de la République Démocratique du Congo dispose d'un potentiel agricole immense, porté par des terres fertiles et un climat favorable. Pourtant, ce potentiel reste largement freiné par l'insécurité persistante, les déplacements répétés de populations, le manque d'intrants de qualité et l'isolement de nombreuses zones rurales, privées d'accès aux marchés comme aux services d'appui technique.
Face à cette situation, l'UJADI ONGD « Union des Jeunes Actifs pour le Développement Intégral » appuie directement les petits producteurs locaux, avec pour ambition de lutter durablement contre la faim et la malnutrition tout en renforçant la résilience des ménages agricoles face aux chocs climatiques et économiques.
L'insécurité alimentaire chronique et aiguë qui frappe l'Est de la RDC affaiblit durablement la santé des populations, en particulier celle des enfants et des femmes enceintes, tout en fragilisant l'économie des ménages contraints de vendre leurs maigres réserves pour subvenir à leurs besoins immédiats. Ce cercle vicieux compromet le développement communautaire dans son ensemble et appelle une réponse agricole à la fois technique et durable.
L'UJADI ONGD fournit aux ménages agricoles vulnérables des kits d'outils et des semences vivrières et maraîchères résilientes, sélectionnées pour leur adaptation au climat local et leur capacité à résister aux aléas. Cet appui matériel s'accompagne d'un encadrement technique rapproché, assuré par des moniteurs agricoles présents tout au long du cycle de culture.
Un volet d'éducation nutritionnelle complète ce dispositif : les familles sont sensibilisées à la diversification alimentaire et à la valorisation des productions locales, afin de transformer les récoltes en réels progrès pour la santé des enfants et des mères.
Une distribution d'urgence ponctuelle apporte un soulagement immédiat, mais laisse les ménages dépendants d'un appui extérieur pour chaque nouvelle saison culturale. L'approche de résilience durable de l'UJADI mise au contraire sur la création de banques communautaires de semences locales, la transmission de compétences agroécologiques transférables d'une génération à l'autre, et l'autonomisation progressive des ménages agricoles face aux aléas climatiques et économiques.
Les moniteurs agricoles formés par l'UJADI sont des vulgarisateurs de terrain, présents aux côtés des producteurs à chaque étape du cycle cultural : préparation du sol, semis, entretien des parcelles, lutte contre les maladies des plantes et récolte. Leur proximité quotidienne avec les chefs de champs permet une transmission concrète et durable des techniques agroécologiques.
Aux côtés des moniteurs agricoles, des animateurs nutritionnels sensibilisent les ménages, en particulier les mères de famille, sur l'importance d'une alimentation diversifiée et équilibrée, contribuant ainsi à traduire les progrès agricoles en amélioration tangible de l'état nutritionnel des enfants.
La sélection s'appuie sur des critères de vulnérabilité définis avec les leaders communautaires : ménages déplacés, familles dirigées par une femme seule, ou foyers en situation d'insécurité alimentaire aiguë, validés lors de réunions de ciblage communautaire.
Oui, l'UJADI privilégie des semences reproductibles par les producteurs eux-mêmes, afin d'alimenter les banques communautaires de semences et de réduire la dépendance à des distributions extérieures répétées d'une saison à l'autre.
Les moniteurs agricoles forment les producteurs au dépistage précoce des maladies telles que la mosaïque du manioc, à la sélection de boutures saines et à l'application de pratiques culturales limitant leur propagation au sein des Champs Écoles Paysans.
Des foyers de démonstration nutritionnelle sont organisés dans les villages : les animateurs y montrent aux mères de famille comment préparer des repas équilibrés à partir des productions locales disponibles, adaptés aux besoins des jeunes enfants.
L'UJADI encourage la structuration des producteurs en groupements agricoles, leur permettant de mutualiser leurs récoltes, de négocier collectivement de meilleurs prix et d'accéder plus facilement aux marchés locaux et régionaux.
À l'Est de la République Démocratique du Congo, les conflits armés répétés et l'effondrement des mécanismes de protection communautaire ont exposé les populations, en particulier les femmes, les filles et les enfants, à des violences multiformes : violences basées sur le genre, violences sexuelles liées aux conflits, recrutement d'enfants par des groupes armés et discriminations persistantes envers les survivant.e.s.
Face à cette réalité, l'UJADI ONGD « Union des Jeunes Actifs pour le Développement Intégral » s'engage à restaurer la dignité humaine, à dénoncer les antivaleurs qui gangrènent le tissu social et à bâtir, avec les communautés elles-mêmes, un environnement sûr, équitable et propice à la cohésion sociale.
Les violences et les discriminations ne détruisent pas seulement des vies individuelles : elles minent la confiance entre voisins, alimentent les conflits intercommunautaires et fragilisent durablement la cohésion sociale. Une réponse de protection efficace ne peut donc se limiter à la prise en charge des cas isolés ; elle doit s'ancrer dans une reconnaissance collective des droits fondamentaux de chaque individu, condition indispensable à la reconstruction d'un vivre-ensemble apaisé.
L'UJADI ONGD accompagne les survivant.e.s de violences de manière holistique : prise en charge médicale immédiate, soutien psychosocial, référencement juridique vers les instances compétentes et appui à la réinsertion économique, afin de rompre le cycle de dépendance et de vulnérabilité qui suit souvent un épisode de violence.
Ce travail s'accompagne d'une lutte active contre la corruption et l'impunité, ainsi que de campagnes de sensibilisation communautaires sur les droits humains fondamentaux, menées au plus près des villages, des marchés et des lieux de rassemblement, pour que chaque individu connaisse et puisse faire valoir ses droits.
Une protection réactive isolée se contente d'intervenir après qu'un incident a eu lieu, sans agir sur les dynamiques qui l'ont rendu possible. L'approche communautaire intégrée de l'UJADI mise au contraire sur la prévention : création de réseaux d'alerte précoce ancrés dans les villages, implication directe des leaders locaux et religieux, promotion de la masculinité positive auprès des hommes et des garçons, et accompagnement à la réintégration sociale des survivant.e.s, souvent stigmatisé.e.s par leur propre communauté.
Les Comités de Protection Communautaires (CPC), mis en place par l'UJADI dans chaque zone d'intervention, réunissent des relais communautaires, des leaders d'opinion et des représentants religieux et coutumiers reconnus pour leur intégrité. Ils constituent le premier maillon de détection des risques : identification des cas de violence, des enfants en situation de vulnérabilité et des tensions naissantes entre communautés.
Formés au signalement éthique et confidentiel, les membres des CPC orientent les cas identifiés vers les services compétents (santé, justice, protection de l'enfance) tout en jouant un rôle actif de médiation pacifique, contribuant ainsi à désamorcer les conflits avant qu'ils ne dégénèrent.
Chaque cas est traité selon le principe du consentement éclairé et de la confidentialité stricte. Les informations ne sont partagées qu'avec l'accord de la personne concernée, et uniquement avec les services strictement nécessaires à sa prise en charge.
À travers la promotion de la masculinité positive, les hommes et les garçons sont engagés comme alliés actifs dans la prévention des violences, plutôt que perçus uniquement comme auteurs potentiels, afin de transformer durablement les normes sociales.
Les membres des Comités de Protection Communautaires (CPC) recueillent les signalements selon un protocole éthique, puis orientent chaque cas vers les services compétents : santé, justice, protection de l'enfance, selon la nature de la violation constatée.
L'UJADI oriente et accompagne les survivant.e.s qui le souhaitent vers des structures juridiques partenaires, afin de faciliter le dépôt de plainte, la constitution du dossier et le suivi de la procédure, dans le respect de leur volonté et de leur rythme.
Les enfants non accompagnés ou à risque sont identifiés par les CPC et les relais communautaires, puis orientés vers des dispositifs de prise en charge adaptés, incluant le suivi psychosocial et, lorsque nécessaire, la recherche de solutions familiales ou communautaires sûres.
À l'Est de la République Démocratique du Congo, les conflits armés récurrents et les vagues successives de déplacements de populations ont durement frappé le système éducatif : écoles détruites ou occupées, enseignants non payés, familles incapables de couvrir les frais scolaires les plus modestes. Des milliers d'enfants et de jeunes se retrouvent ainsi privés d'école, sans perspective d'avenir tangible.
Face à ce constat, l'UJADI ONGD « Union des Jeunes Actifs pour le Développement Intégral » fait de l'éducation le socle de son action, en alliant un appui classique à l'école fondamentale à un volet d'apprentissage de métiers, afin d'offrir à chaque enfant et à chaque jeune déscolarisé une voie concrète vers l'autonomie.
La déscolarisation n'est jamais un phénomène anodin : privés d'école, les enfants et les jeunes sont exposés à des risques majeurs — enrôlement dans les groupes armés, mariages précoces pour les filles, travail des enfants et basculement dans une pauvreté qui se transmet de génération en génération. Restaurer l'accès à une éducation formelle ou non-formelle, couplée à une alternative professionnelle concrète, est donc une urgence aussi vitale que la réponse humanitaire elle-même.
L'UJADI ONGD appuie l'école fondamentale à travers la réhabilitation de salles de classe détruites ou dégradées, la distribution de kits scolaires aux enfants les plus démunis et, lorsque nécessaire, la prise en charge partielle des frais de scolarité auprès des Comités de Parents (COPA).
Parallèlement, consciente que l'école formelle ne peut à elle seule répondre à l'urgence des jeunes déjà déscolarisés, l'UJADI a développé un volet d'apprentissage de métiers : coupe-couture, menuiserie, mécanique, informatique. Ces formations pratiques, dispensées par des maîtres-artisans, permettent une réinsertion socio-économique rapide, sans attendre le retour à un cursus scolaire classique.
Une assistance scolaire classique se limite souvent à la fourniture ponctuelle de kits ou au paiement de frais, sans agir sur les causes profondes de la déscolarisation ni sur l'avenir des jeunes déjà sortis du système. L'approche intégrée de l'UJADI mobilise au contraire les Comités de Parents (COPA) pour garantir le maintien durable des enfants à l'école, tout en offrant une transition directe vers l'emploi grâce à l'apprentissage des métiers manuels — deux leviers complémentaires pour rompre le cycle de la déscolarisation.
Les maîtres-artisans qui encadrent les formations professionnelles jouent un rôle central : reconnus pour leur savoir-faire dans leur métier, ils transmettent aux jeunes des compétences pratiques directement mobilisables sur le marché local, tout en les initiant à la rigueur, à la ponctualité et à l'esprit d'entreprise nécessaires à leur future autonomie.
Du côté de l'école fondamentale, les Comités de Parents (COPA) demeurent des acteurs incontournables : ils veillent au maintien des enfants à l'école, mobilisent la communauté autour des besoins de l'établissement et participent activement à la gestion et à l'entretien des infrastructures scolaires réhabilitées.
L'appui scolaire cible en priorité les enfants issus des ménages les plus vulnérables : familles déplacées, foyers dirigés par une femme seule ou un enfant, ou ménages en situation de grande précarité économique, identifiés en lien avec les Comités de Parents (COPA).
Les formations couvrent principalement la coupe-couture, la menuiserie, la mécanique et l'informatique, des métiers choisis pour leur forte demande sur les marchés locaux et leur capacité à générer rapidement un revenu pour les jeunes formés.
Le choix se fait selon l'état de dégradation des infrastructures, le nombre d'enfants affectés par la déscolarisation dans la zone, et l'engagement démontré du Comité de Parents (COPA) à s'impliquer dans la gestion et l'entretien futur de l'établissement.
À l'issue de leur formation, les jeunes reçoivent une attestation délivrée conjointement avec le maître-artisan encadrant, reconnue localement et facilitant leur insertion professionnelle ou l'obtention de premiers contrats.
L'UJADI accompagne les jeunes formés dans leurs premiers pas professionnels : recherche d'un atelier d'accueil, mise en réseau avec d'autres artisans, ou appui-conseil pour le lancement d'une petite activité indépendante dans leur métier.
À l'Est de la République Démocratique du Congo, des années de conflits armés ont fragilisé un système de santé déjà précaire : centres de santé pillés ou détruits, personnel soignant démuni, ruptures fréquentes en médicaments essentiels et distances parfois immenses à parcourir pour atteindre une structure de soins. Pour de nombreuses familles, le coût même d'une simple consultation reste hors de portée, tandis que les traumatismes liés à la violence laissent des séquelles psychologiques profondes, rarement prises en charge.
Face à cette réalité, l'UJADI ONGD « Union des Jeunes Actifs pour le Développement Intégral » déploie une mission sanitaire de proximité, articulée autour des soins de santé primaires, de la santé maternelle et infantile, ainsi que d'un accompagnement psychologique adapté aux réalités des communautés affectées par le conflit.
Les barrières financières et géographiques restent le premier frein à l'accès aux soins à l'Est de la RDC : routes impraticables, insécurité sur les axes de déplacement, et coût des consultations et des médicaments hors de portée des ménages les plus vulnérables. Une prise en charge de proximité, rapide et de qualité, est ainsi indispensable pour éviter que des pathologies bénignes ne se transforment en urgences vitales, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
L'UJADI ONGD appuie les Centres de Santé (CS) locaux par un approvisionnement régulier en médicaments essentiels et en intrants médicaux, souvent indisponibles faute de circuit d'approvisionnement fiable. Un volet nutritionnel dédié permet le dépistage et la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aiguë, tandis qu'un appui aux soins obstétricaux vise à réduire les risques liés à l'accouchement.
Dans les zones les plus reculées ou difficiles d'accès, des cliniques mobiles sont déployées périodiquement, permettant à des familles autrement isolées de bénéficier de consultations, de vaccinations et d'un suivi médical de base, au plus près de leur lieu de vie.
Une réponse sanitaire limitée aux seuls soins curatifs traite la maladie une fois déclarée, sans agir sur ses causes ni sur ses conséquences durables. L'approche intégrée de l'UJADI combine au contraire soins curatifs, prévention communautaire et soutien en santé mentale — un volet indispensable en zone post-conflit, où les traumatismes vécus fragilisent durablement le bien-être des individus et la cohésion des familles si aucun accompagnement psychosocial n'est proposé.
Les infirmier.e.s titulaires et sages-femmes appuyés par l'UJADI sont au cœur du dispositif de soins : ils assurent l'accueil, le diagnostic, le suivi des accouchements et l'orientation des cas complexes vers des structures de référence, souvent dans des conditions matérielles difficiles. Leur engagement quotidien, renforcé par des formations continues, conditionne directement la qualité des soins offerts aux communautés.
À leurs côtés, des relais de santé communautaires, volontaires reconnus dans leur village, sensibilisent les familles sur la reconnaissance précoce des signes du paludisme, de la rougeole ou de la malnutrition, encouragent le recours rapide au centre de santé et assurent un lien de confiance essentiel entre la structure sanitaire et la population.
L'UJADI approvisionne les centres de santé partenaires en médicaments essentiels, distribués aux patients selon les protocoles médicaux en vigueur. Pour les ménages les plus vulnérables, un accès facilité ou gratuit peut être organisé en lien avec le comité de santé local.
Les cas nécessitant des soins spécialisés ou une intervention chirurgicale sont référés vers des structures hospitalières de niveau supérieur. L'UJADI facilite ce transfert et peut orienter la famille vers sa mutuelle de santé communautaire pour alléger le coût de la prise en charge.
C'est une caisse solidaire alimentée par des cotisations régulières et modiques des membres adhérents, qui permet de couvrir une partie des frais de soins en cas de maladie, réduisant ainsi la barrière financière à l'accès aux soins de santé.
Des séances d'écoute individuelles et des groupes de parole communautaires sont animés par des agents formés au soutien psychosocial, permettant aux personnes affectées par les traumatismes du conflit d'être accompagnées dans un cadre confidentiel et bienveillant.
Le déploiement des cliniques mobiles est planifié selon un calendrier rotatif, priorisant les zones les plus isolées et les sites accueillant des populations déplacées, dans la limite des ressources et des conditions sécuritaires disponibles.
À l'Est de la République Démocratique du Congo, des décennies de conflits armés, de déplacements massifs de populations et de délabrement des infrastructures publiques ont profondément fragilisé l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Dans de nombreux villages et sites d'accueil des déplacés, les ménages puisent encore l'eau dans des rivières, des marigots ou des sources non protégées, exposées à une contamination permanente.
Face à ce constat, l'UJADI ONGD « Union des Jeunes Actifs pour le Développement Intégral » a développé un programme intégré Eau, Assainissement et Hygiène (WASH), articulé autour de la réhabilitation d'ouvrages, de la construction de latrines et de la promotion durable de bonnes pratiques d'hygiène, en s'appuyant sur l'engagement direct des communautés bénéficiaires.
Le manque d'eau salubre et d'infrastructures d'assainissement adéquates entretient la propagation de maladies hydriques telles que le choléra, les diarrhées aiguës et les parasitoses intestinales, première cause de mortalité infantile dans la région. Les corvées d'eau, souvent longues et dangereuses, pèsent en priorité sur les femmes et les filles, qui y consacrent un temps considérable au détriment de la scolarisation et des activités génératrices de revenus. L'absence de latrines décentes dans les foyers, les écoles et les centres de santé porte également atteinte à la dignité des ménages, en particulier des femmes et des personnes vivant avec un handicap.
L'UJADI ONGD intervient sur l'ensemble de la chaîne WASH : réalisation de forages et réhabilitation de sources d'eau protégées, construction de latrines à fosse ventilée (VIP) dans les ménages, les écoles et les centres de santé, et mise en place de dispositifs simples de lavage des mains à proximité des points d'eau et des latrines.
Chaque ouvrage est accompagné d'un volet de promotion de l'hygiène mené par des Relais Communautaires formés, afin d'ancrer durablement les changements de comportement : lavage des mains aux moments clés, traitement de l'eau de boisson à domicile, utilisation systématique des latrines et entretien régulier des installations.
Une approche WASH classique se limite souvent à l'installation technique d'un ouvrage — un forage, une source aménagée — sans réel dispositif de suivi, ce qui expose l'infrastructure à un abandon rapide dès la première panne. L'approche intégrée de l'UJADI place au contraire l'appropriation communautaire au cœur du dispositif : chaque ouvrage est confié à un Comité de Gestion d'Eau (CGE) élu, formé à la maintenance courante et à la gestion d'une caisse de réparation, garantissant ainsi la fonctionnalité et la pérennité de l'infrastructure sur le long terme.
Chaque point d'eau réhabilité est confié à un Comité de Gestion d'Eau (CGE), élu par les usagers et formé par l'UJADI aux petites réparations, à la tenue d'une caisse et au règlement d'usage du point d'eau. Ses membres doivent être reconnus pour leur intégrité, leur disponibilité et leur capacité à mobiliser la communauté.
En parallèle, des Relais Communautaires (RECO), volontaires issus des villages d'intervention, sont formés à la promotion de l'hygiène en milieu scolaire et ménager. Ils animent des séances de sensibilisation de porte-à-porte, effectuent des visites à domicile et assurent le suivi de l'adoption des bonnes pratiques, en lien constant avec les structures sanitaires locales.
L'ouvrage est remis officiellement à la communauté bénéficiaire dès la fin des travaux. Sa gestion quotidienne, son entretien et sa réparation relèvent ensuite entièrement du Comité de Gestion d'Eau (CGE) élu localement, avec un appui technique ponctuel de l'UJADI.
Oui, une cotisation modique est fixée par le comité et versée par les ménages usagers. Elle alimente une caisse de maintenance destinée à financer les petites réparations, sans attendre une intervention extérieure.
Des analyses physico-chimiques et bactériologiques sont réalisées avant la mise en service de chaque ouvrage, puis lors de contrôles périodiques, afin de garantir une eau conforme aux normes de potabilité.
En cas d'alerte épidémique, les Relais Communautaires intensifient les campagnes de sensibilisation au lavage des mains et à la chloration de l'eau, en coordination avec les structures sanitaires locales, afin de freiner rapidement la propagation de la maladie.
Oui, les écoles et centres de santé sont systématiquement priorisés dans le ciblage des ouvrages, car ils concentrent un grand nombre d'usagers vulnérables et jouent un rôle clé dans la diffusion des bonnes pratiques d'hygiène auprès des familles.
Depuis plus d'une décennie, à l'Est de la République Démocratique du Congo, l'UJADI ONGD « Union des Jeunes Actifs pour le Développement Intégral » accompagne les communautés les plus vulnérables à travers un dispositif d'épargne et de crédit solidaire : la Cellule Solidaire (C.S).
Née des conséquences des guerres, des conflits armés et des catastrophes naturelles qui ont frappé la région — pauvreté, violences faites aux femmes et aux filles, désœuvrement, perte d'habitat, pillage des ressources — cette approche a été conçue pour offrir une alternative accessible là où la microfinance classique reste hors de portée des populations les plus démunies.
En Afrique rurale, le manque d'infrastructures, l'état des routes, la faible densité de population et le coût élevé de la main-d'œuvre qualifiée rendent les services de microfinance particulièrement onéreux. Les institutions de microfinance (IMF) imposent souvent des conditions de crédit rigides qui découragent la demande et freinent l'évolution des emprunteurs. La Cellule Solidaire propose des services financiers à faible coût, adaptés au rythme de vie et aux moyens réels de l'épargnant.
Une Cellule Solidaire est un groupe communautaire d'entraide financière destiné aux populations à revenus irréguliers, considérées comme à risque élevé par les IMF classiques. Elle permet à ses membres de gérer les liquidités du ménage, de faire face aux imprévus de la vie et d'investir dans des activités génératrices de revenus (AGR).
Grâce à ce mécanisme, les membres mobilisent progressivement un capital local, dans des conditions souples, à faible coût et avec un risque limité — jusqu'à devenir financièrement autonomes. Là où des IMF sont présentes, la Cellule Solidaire agit en complémentarité : ses membres, forts de leur expérience en épargne et en gestion, peuvent ensuite prétendre à des financements plus importants.
L'AVEC (Association Villageoise d'Épargne et de Crédit) fonctionne selon un mode introverti qui tend à bloquer le développement social, économique et professionnel de ses membres sur quatre aspects clés : la périodicité, l'indépendance, l'accès au crédit et la perspective d'avenir. La Cellule Solidaire, elle, adopte un fonctionnement extraverti qui ouvre au contraire des opportunités sur ces mêmes aspects, tout en prônant la solidarité, l'unité et la cohésion, sans distinction de race, de tribu ou de religion.
Chaque Cellule Solidaire est animée par un Responsable désigné par l'UJADI ONGD, reconnu par sa communauté et capable de sensibiliser et de mobiliser. Il doit réunir des qualités de rigueur et de confiance : être respecté, juste, organisé, ponctuel, s'exprimer clairement et rester calme en toute circonstance.
Sur le plan pratique, il ouvre les réunions et dirige les discussions, veille au respect du règlement intérieur, maintient la discipline, résout les conflits entre membres et représente la cellule auprès des tiers et des autorités locales.
Il s'agit d'un octroi de prêt, et non d'une subvention. La subvention, elle, est assurée via la caisse sociale propre à chaque cellule. L'objectif est d'apprendre aux membres la gestion autonome de leurs ressources, selon le principe : « Si tu me donnes du poisson j'en mangerai, mais si tu m'apprends à pêcher j'en mangerai au quotidien. »
La Cellule Solidaire est un groupe communautaire qui octroie de petits crédits, remboursés avec intérêts, principalement à des particuliers démunis. Une institution de microfinance (IMF), elle, propose des services financiers à des organisations plus structurées, généralement assortis de garanties et de gages.
La formation des cellules se fait selon les besoins exprimés. Lorsque la demande dépasse les capacités d'accueil, une sélection aléatoire est organisée la première année, avant une extension progressive les années suivantes.
Le montant maximal d'un prêt correspond au double de l'épargne accumulée par le membre, avec un taux d'intérêt de 10 %, retenu à la source. La décision d'octroi reste prise par l'organisation.
En fin de cycle, le membre récupère son épargne ainsi que les intérêts accumulés. En cas de départ en cours de cycle pour un motif valable, il récupère l'intégralité de son épargne.
Silhouette extraite par détection de contour de l'illustration de référence fournie, puis simplifiée. Le placement des 4 provinces respecte leur position relative réelle mais reste schématique — pas un tracé administratif officiel.
Personnes ayant directement bénéficié des actions humanitaires, de la consolidation de la paix et des programmes de développement.
Couverture et encré à l'est de la RDC.
Programmes stratégiques réalisés et en cours.
Rapports et bilans officiels
Données certifiées de l'organisation.
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